Morts pour La France du comité comme résistants pendant la guerre 1939-1945

Les Morts pour la France (MPLF) des 19 communes du comité sont présentés ci-dessous selon leur appartenance à des mouvements ou des unités  identifiés puis en fin de page pour les « Isolés ».

Le 2e Bataillon des forces françaises de l’intérieur (FFI) du Morbihan

Source: fusilles-40-44.maitron.fr

Stèle dédiée au Morts pour la France du 2e bataillon FFI du Morbihan place du Maréchal LECLERC à Auray

Le 2e Bataillon FFI (ORA) du Morbihan était commandé par Yves Le Garrec [pseudonyme dans la Résistance ; commandant Yves ]

La stèle porte le nom de 23 combattants du comité provenant de 9 communes du comité (voir index  des communes ci-dessous)

Carnac

Crac’h

Erdeven

La Trinité sur Mer

Le Palais autres résistants

Locoal-Mendon

Locmaria

Ploëmel

Ploemel autres résistants

Quiberon

Saint Pierre Quiberon

CARNAC

 

AUDRAN Amédée Jean Marie

Né le 29 juillet 1914 à Carnac (Morbihan), exécuté le 2 juillet 1944 à Saint-Avé (Morbihan)

Amédée Audran était le fils de Louis Marie Audran, couvreur, et de Christine Marie Francine Buord, sans profession. Célibataire, il était domicilié à Carnac (Morbihan) où il exerçait la profession de marin-pêcheur.

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Amédée Audran s’engagea, comme son frère cadet Lucien Audran, dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il fut arrêté le 24 juin 1944 dans une rafle opérée à Molac et à Pleucadeuc (Morbihan) par des soldats géorgiens appartenant à une « unité de l’Est » armés par la Wehrmacht qui, sous les ordres d’un sous-officier allemand, faisaient la chasse aux jeunes FFI supposés avoir participé au combat du 18 juin au maquis de Saint-Marcel (Morbihan).
Incarcéré à la prison de Vannes (Morbihan), il a été exécuté au polygone de tir en Saint-Avé (Morbihan) le 2 juillet 1942 avec François Tellier, arrêté lui aussi lors de la rafle du 24 juin.

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Amédée Audran a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

 

Inscrit sur le mémorial des fusillés à Saint-Avé

Sur le monument aux morts de Carnac

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AUDRAN Lucien Louis Marie

Né le 23 décembre 1919 à Carnac (Morbihan), exécuté le 28 juin 1944 à Pluvigner (Morbihan)

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Lucien Audran était le fils de Louis Audran, couvreur, et de Francine Marie Christine Buord, sans profession. Célibataire, Lucien Audran était domicilié à Carnac où il exerçait la profession de menuisier.

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Il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur au sein du . Le 28 juin 1944, il participa avec un groupe d’une douzaine de FFI à une action qui visait à gêner les déplacements de la Wehrmacht sur la route de Locoal à Baud, et qui aboutit à la destruction d’un camion allemand. La mission accomplie, le groupe se sépara. Quelques FFI rentrèrent directement au camp, tandis que les autres s’arrêtèrent à Bieuzy-Lanvaux en Pluvigner pour se reposer. Surpris par une patrouille allemande, cinq d’entre eux furent exécutés au lieu-dit Chanticoq : Charles Allanic, Lucien Audran, Joseph Benabès, Joseph Le Guernevé et Jean Martin.

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Lucien Audran a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Inscrit sur la stèle de Chanticoq en Pluvigner

Inscrit sur le monument aux morts communal de Pluvigner

Inscrit sur le monument aux morts de Carnac
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BRELET Robert Pierre

Il est né le 4 avril 1907 à La Rochelle (Charente Maritime), mort en déportation le 05 mars 1945.

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Robert Brelet est le fils de Pierre Brelet et d’Octavie Sorin, il exerce la profession de mécanicien dentiste.

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Infirme d’une luxation de la jambe gauche,  il milite dans la Résistance en recrutant des patriotes et ravitaillant des maquisards. Il est arrêté par les Allemands le 19 juin 1944 à Carnac (Morbihan), puis interné  au Fort de Penthièvre. Il est ensuite  transféré, le 1er juillet 1944,  à la prison de Vannes jusqu’au 24 juillet 1944. Il est déporté de Rennes le 2 août 1944 vers Belfort. Il est alors dirigé sur le camp de Natzweiler (matricule 23840)  le 26 août 1944. Un déporté échappé du train, mitraillé en gare de Lion d’Angers (Maine-et-Loire),  affirmera que Robert Brelet se trouvait bien dans le train en question. Un autre déporté garde le souvenir d’un homme boitant au camp de Dachau, qui devait être transféré dans un camp spécial pour infirmes. Robert Brelet  décède à Dachau (matricule 100205) le 5 mars 1945, selon l’acte de décès dressé le 3 septembre 1946. Son corps a été exhumé et rapatrié.

Inscrit sur le monument aux morts de Carnac

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JACQUIN Léon Marie Joseph

Né le 7 avril 1921 à Hanoï (Tonkin, Vietnam), exécuté sommairement le 9 juillet 1944 à Monteneuf (Morbihan)

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Après l’attaque allemande lancée contre le maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944, qui contraignit SAS et FFI à décrocher et à se disperser, la Feldgendarmerie, la Wehrmacht appuyée par de nombreux détachements de soldats russes, géorgiens et ukrainiens rassemblés dans les « unités de l’Est », les agents de l’Abwher (service de renseignements de la Wehrmacht) et du SD (Sicherheitsdienst), service de sûreté et de renseignements de la Gestapo, ainsi que leurs auxiliaires français, les miliciens du Bezen Perrot et du Parti national breton français, se lancèrent dans une traque implacable des parachutistes SAS, des FFI-FTPF, de leurs dépôts d’armes et de tous ceux qui les hébergeaient et les ravitaillaient. Rafles, arrestations, interrogatoires, tortures, et exécutions sans jugement de SAS et de résistants, incendies de fermes, pillages et massacres de civils se multiplièrent dans tout le département du Morbihan.

Le château de la Grée de Callac devint un lieu de transit, de repos et de refuge pour les FFI et les SAS contraints de se replier. Le 9 juillet 1944 à l’aube, Léon Jacquin, Jacques Sévène et Paul Sévène, tous les trois originaires de Carnac, qui servaient comme agents de liaison au sein du 2e bataillon FFI du Morbihan, étaient au repos avec 26 parachutistes SAS dans la Porterie du château , lorsqu’ils furent encerclée par les Allemands. Pour faire diversion et permettre aux SAS de s’échapper, Léon Jacquin, les frères Jacques Sévène et Paul Sévène, ainsi que le garde du château, André Carelle, sortirent sans armes et s’avancèrent vers les Allemands. Tous les quatre furent fouillés, roués de coups et immédiatement abattus sous les yeux de Madame Carelle et de ses enfants. La Porterie fut incendiée.
Seul André Carelle fut déclaré décédé à la Porterie ; les trois autres corps furent retrouvés à proximité, à la Fosse aux loups en Monteneuf, exhumés le 24 juillet 1944 et déclarés comme inconnus. L’acte de décès numéro 16 dressé en mairie de Monteneuf le 24 juillet 1944 sur la déclaration de Victor Molac, docteur en médecine à Guer, qui a assisté à l’exhumation du corps, mentionne que « le 9 juillet 1944 est décédé au lieu-dit domaine de la Fosse aux loups, un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie ». Ce corps a été ultérieurement identifié comme étant celui de Léon Jacquin, identification qui a fait l’objet d’un jugement du tribunal civil de Ploërmel en date du 18 janvier 1945, retranscrit en mairie de Monteneuf le 22 février 1945.

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Léon Jacquin a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Incrit sur la plaque commémorative
du Château de la Grée de Callac en Monteneuf

Inscrit sur la stèle de La Fosse aux loups en Monteneuf

https://fusilles-40-44.maitron.fr/IMG/jpg/jacquin_l_carnac.jpg
Inscrit sur le monument aux morts de Carnac

 

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LE LEM Laurent Pierre Alphonse

Né le 26 juillet 1912 à Locmariaquer (Morbihan), décédé des suites de ses blessures le 17 juillet 1944 à Vannes (Morbihan)

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Laurent Le Lem était le fils de Julien Marie Le Lem, marin-pêcheur, et de Perrine Alphonsine Le Conte, ménagère, domiciliés à Locmariaquer (Morbihan). Il avait épousé Albertine Marie Joséphine Le Goslès le 22 septembre 1938 à Carnac (Morbihan), où le couple était domicilié.

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ll s’engagea dans la 4e compagnie qui rejoignit le camp de Saint-Marcel (Morbihan) où de nombreux FFI étaient rassemblés, armés et formés par les parachutistes du 4e SAS (Special air service) de la France libre.  Il fut blessé au cours de l’ attaque du maquis  par la Wehrmacht le 18 juin 1944 et décéda des suites de ses blessures à Vannes le 17 juillet 1944.

Un jugement du tribunal civil de Vannes daté du 11 décembre 1944 et transcrit en mairie de Vannes le 16 janvier 1945 déclare que l’acte de décès dressé en mairie de Vannes le le 17 juillet 1944 concernant le décès d’un individu inconnu, doit être rectifié en tenant compte de la reconnaissance du corps et des vêtements effectuée par l’épouse et le beau-frère de Laurent Le Lem d’après les renseignements recueillis avant l’inhumation.

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Laurent LE LEM a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Sur le monument aux morts de Carnac

Inscrit sur le monument aux morts de Carnac

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LE MAIRE (LEMAIRE) Laurent Marie

  Né le 7 novembre 1902 à Erdeven (Morbihan), exécuté le 13 juillet 1944 à Plumelin (Morbihan)
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Laurent Lemaire était le fils de Joseph Marie Lemaire, tisserand, et d’Anna Marie Kermorvant, ménagère. Il avait épousé Marie Hélène Le Blavec, et le couple était domicilié à Carnac.
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Il fut arrêté lors de la rafle du 9 juillet 1944 opérée à Saint-Jean-Brévelay par cinq à six cent soldats allemands, à la suite du meurtre de deux hommes de l’organisation Todt à Languidic (Morbihan). Les policiers du Sicherheitsdienst (SD-service de sécurité de la SS) de Locminé (Morbihan), qui disposaient d’une liste de noms, procédèrent à soixante-dix-sept arrestations. Laurent Le Maire fut incarcéré avec ses compagnons à Locminé (Morbihan) dans l’école publique qui servait de lieu de détention, d’interrogatoire et de torture. Le 13 juillet 1944, il fut emmené avec Roland Brûlé, Henri Cadieu, Émile Lanco, Armel Martin et Maurice Martin par un groupe de soldats allemands et de miliciens bretons qui exécutèrent les six hommes dans la carrière du Bréneuh à Plumelin.
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Laurent Le Maire a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 17 mai 1961, publié au JO du 21 mai 1961.

Inscrit sur le monument du Bréneuh en Plumelin

Inscrit sur le monument aux morts de Carnac

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LE MOING Louis Joseph Marie

Né le 6 avril 1906 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), exécuté sommairement le 11 juillet 1944 à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan)

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Louis Le Moing était le fils de Louis Marie Le Moing, journalier, décédé, et de Marie Françoise Plunian, domiciliée à Carnac (Morbihan). Il avait épousé Jeannine Sablon et le couple était domicilié à Carnac (Morbihan), avait leurs deux enfants.

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Il fut arrêté à Saint-Jean-Brévelay lors de la rafle du 9 juillet 1944 opérée par cinq à six cent soldats allemands, à la suite du meurtre de deux hommes de l’organisation Todt à Languidic (Morbihan). Les policiers du Sicherheitsdienst (SD-service de sécurité de la SS) de Locminé (Morbihan), qui disposaient d’une liste de noms, procédèrent à soixante-dix-sept arrestations. Louis Le Moing fut incarcéré avec ses compagnons à Locminé (Morbihan) dans l’école publique qui servait de lieu de détention, d’interrogatoire et de torture. Le 11 juillet 1944, il fut emmené avec le gendarme Antoine Dagorne, Eugène Le Callonnec et Jean Le Gal à la ferme de La Petite Métairie. Cette ferme avait servi de dépôt d’armes et de refuge pour des parachutistes SAS ; le fermier Ambroise Gillet avait été exécuté le 29 juin 1944 au Cosquer en Plaudren. La ferme fut pillée et incendiée.
L’acte de décès numéro 22 dressé en mairie de Saint-Jean-Brévelay le 17 juillet 1944 déclare que le corps de Louis Le Moing, découvert le même jour enfoui au pignon de la ferme Gillet à la Petite Métairie, a été identifié par Alexandre Courrie, instituteur public, directeur-responsable de vla Croix-rouge locale, et qu’il est décédé le 11 juillet 1944.

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Louis Le Moing a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI

Inscrit sur la stèle de la petite Métairie 

Inscrit sur le monument aux morts de Carnac

CRAC’H

 

LE BLAVEC Jean Marie et LE BLAVEC Paul Louis Marie

Né le 20 septembre 1922 à Crach (Morbihan), mort au combat le 18 juin 1944 à Saint-Marcel (Morbihan) pour Jean.

Né le 11 mars 1924 à Crach (Morbihan), mort au combat le 18 juin 1944 à Saint-Marcel (Morbihan) pour Paul

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Cousins, ils s’engagèrent tous les deux au sein du 2e bataillon FFI et  rejoignirent le camp de Saint-Marcel où de nombreux FFI étaient rassemblés, armés et formés par les parachutistes du 4e SAS (Special air service) de la France libre. Le dimanche 18 juin 1944 à l’aube, deux tractions-avant de la Feldgendarmerie de Ploërmel en patrouille franchirent le périmètre du camp et furent interceptées sur la route conduisant du bourg de Saint-Marcel au hameau de l’Abbaye en Bohal, au lieu-dit Les Hardys-Béhélec, où avait été installé un poste de sécurité composé de SAS et de FFI. Quatre Allemands furent tués, trois autres blessés et faits prisonniers, mais un feldgendarme parvint à prendre la fuite et à rejoindre la garnison allemande de Malestroit pour donner l’alerte. Une première attaque fut lancée à 9 heures du matin par la Wehrmacht dans le secteur de la ferme du Bois-Joly. Daniel Casa qui servait un fusil-mitrailleur Brend fut tué, ainsi que quatre FFI, Jean Le Blavec, son cousin Paul Le Blavec, Joseph Planchais, André Robino (égaqlement de Crac’h), et Suzanne Berthelot, une jeune fille qui gardait des vaches dans la prairie voisine.
L’acte de décès n° 5 et 6 dressés le 9 août 1944 en mairie de Saint-Marcel, déclarent que les corps de Jean Le Blavec et Paul Le Blavec  « présumé tués le 18 juin 1944 au Bois-Joli » a été inhumé le 10 juillet 1944.

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Jean et Paul Le Blavec ont obtenu la mention « Mort pour la France » et ont été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1952, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 23 juillet 1965, publié au JO du 14 août 1965.

Sur la stèle du Bois-Joli en Saint-Marcel

 

Inscrit sur la stèle du bois-Joli en Saint Marcel
Sous le porche de l’église de Crach

Inscrit sous le porche de l’église de Crac’h

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MARION Marcel Joseph Marie

 

Né le 13 février 1924 à Crach (Morbihan), mort au combat le 26 août 1944 à Belz (Morbihan)

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Marcel Marion était le fils de Joseph Marie Marion, menuisier, et de Marie Louise Le Chapelain, ménagère. Célibataire, sixième d’une fratrie de sept enfants, il était domicilié à Crach (Morbihan), où il exerçait la profession de monteur-électricien.

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Il s’engagea dans la Marine à Toulon (Var) en septembre 1942 mais, démobilisé après le sabordage de la flotte en novembre 1942, il revint chez ses parents à Crach (Morbihan). Le 1er juin 1944, il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur au sein du 2e Bataillon , en même temps que Jean Le Blavec, Paul Le Blavec et André Robino . Le 2e Bataillon FFI participa aux combats de la Libération dans les secteurs d’Auray, Sainte-Anne-d’Auray et Erdeven (Morbihan), puis fut engagé sur le front de la Poche de Lorient entre Carnac et Étel sous le feu de l’artillerie allemande. Le 26 août 1944, Marcel Marion fut tué à son poste de combat à Belz (Morbihan).

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Marcel Marion a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Il a été cité à l’ordre de la Division le 12 décembre 1945, et a été décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent et de la Médaille militaire. Le titre d’Interné-résistant et de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1954, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 23 juillet 1965, publié au JO du 14 août 1965.

Sous le porche de l’église de Crach

Inscrit sous le porche de l’église de Crac’h

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ROBINO André Joseph Marie

Né le 20 juillet 1922 à Crach (Morbihan), mort au combat le 18 juin 1944 à Saint-Marcel (Morbihan)

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André Robino était le fils de Jean Marie Léon Robino, maçon, et de Jeanne Marie Camenen, son épouse, ménagère. Il était célibataire.

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ll s’engage au sein du 2e bataillon FFI et  rejoignit le camp de Saint-Marcel où de nombreux FFI étaient rassemblés, armés et formés par les parachutistes du 4e SAS (Special air service) de la France libre. Le dimanche 18 juin 1944 à l’aube, deux tractions-avant de la Feldgendarmerie de Ploërmel en patrouille franchirent le périmètre du camp et furent interceptées sur la route conduisant du bourg de Saint-Marcel au hameau de l’Abbaye en Bohal, au lieu-dit Les Hardys-Béhélec, où avait été installé un poste de sécurité composé de SAS et de FFI. Quatre Allemands furent tués, trois autres blessés et faits prisonniers, mais un feldgendarme parvint à prendre la fuite et à rejoindre la garnison allemande de Malestroit pour donner l’alerte. Une première attaque fut lancée à 9 heures du matin par la Wehrmacht dans le secteur de la ferme du Bois-Joly. Daniel Casa qui servait un fusil-mitrailleur Brend fut tué, ainsi que quatre FFI, Jean Le Blavec, son cousin Paul Le Blavec, Joseph Planchais, André Robino et Suzanne Berthelot, une jeune fille qui gardait des vaches dans la prairie voisine.
L’acte de décès n° 13 dressé en mairie de Saint-Marcel le 27 novembre 1945, déclare que le corps d’André Robino, tué à Saint-Marcel le 18 juin 1944, a été exhumé et identifié le 21 juin 1945 au Bois-Joly par Marcel Jégo, vicaire à Crach.

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André Robinot a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1952, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 23 juillet 1965, publié au JO du 14 août 1965.

Sur la stèle du Bois-Joli en Saint-Marcel

 

Inscrit sur la stèle du bois-Joli en Saint Marcel
Sous le porche de l’église de Crach

Inscrit sous le porche de l’église de Crac’h

ERDEVEN

 

DREANO Julien Marie

Né le 3 février 1918 à Erdeven (Morbihan), décédé des suites de ses blessures le 1er septembre 1944 à Auray (Morbihan).

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Julien Dréano était le fils de Joseph Marie Dréano, cultivateur décédé, et d’Eugénie Lesneven. Célibataire, il était domicilié chez sa mère à Kerroch en Erdeven (Morbihan), où il exerçait la profession de manœuvre.
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Il s’engagea au sein de la 6e compagnie ). Il fut mortellement blessé le 1er septembre 1944 à Belz (Morbihan), lors des premiers combats engagés sur le front de la Poche de Lorient. Il décéda le même jour à l’hôpital d’Auray (Morbihan).
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Inscrit sur le monument aux morts d’Erdeven

LE BRIS Michel Joseph Marie

Né le 14 janvier 1914 à Grand-Champ (Morbihan), décédé des suites de ses blessures le 7 février 1945 à Sainte-Anne d’Auray (Morbihan).

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Michel Le Bris était le fils de Louis Babylas Le Bris et de Jeanne Marie Yvonne Morio. Il avait épousé Marie Thérèse Guillevic et exerçait la profession d’instituteur à Erdeven (Morbihan).

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ll s’engagea dans la Résistance comme agent du réseau de renseignement Confrérie–Notre–Dame (CND). Il seconda Jean Sciou (Faucon], clerc de notaire à Erdeven, et fut plus particulièrement chargé du secteur de la rivière d’Étel (Morbihan). Lieutenant dans les Forces françaises de l’intérieur au sein du 2e Bataillon FFI , il réussit avec le groupe d’Erdeven à protéger des perquisitions allemandes un stock d’armes et de munitions caché au château de Keravéon, stock qui servit aux FFI du Morbihan après le débarquement allié en Normandie.
Après la libération de la Bretagne, Michel Le Bris qui travaillait pour le Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) à Rennes franchit sans s’arrêter en revenant à Erdeven, un poste de contrôle tenu par des FFI à Belz (Morbihan), à l’embranchement de la route d’Etel et de la route Saint-Cado. Il reçut une rafale de mitraillette et décéda le 7 février 1945 à Sainte-Anne d’Auray, dans l’ancien hôpital militaire allemand devenu l’hôpital FFI « Général de Gaulle ».

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Michel Le Bris a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFC et FFI. Le titre d’Interné-résistant et de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribuée à titre posthume en 1953.

Inscrit sur le monument aux morts d’Erdeven

LA TRINITE SUR MER

 

BRELET Robert, Pierre

Né  le 04 avril 1907 à La Rochelle (Charente Maritime), mort en déportation le 05 mars 1945.

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Robert Brelet était le Fils de Pierre Brelet et d’Octavie Sorin, il exerce la profession de mécanicien dentiste.

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Infirme d’une luxation de la jambe gauche,  il milite dans la Résistance en recrutant des patriotes et ravitaillant des maquisards. Il est arrêté par les Allemands le 19 juin 1944 à Carnac (Morbihan), puis interné  au Fort de Penthièvre. Il est ensuite  transféré, le 1er juillet 1944,  à la prison de Vannes jusqu’au 24 juillet 1944. Il est déporté de Rennes le 2 août 1944 vers Belfort. Il est alors dirigé sur le camp de Natzweiler (matricule 23840)  le 26 août 1944. Un déporté échappé du train, mitraillé en gare de Lion d’Angers (Maine-et-Loire),  affirmera que Robert Brelet se trouvait bien dans le train en question. Un autre déporté garde le souvenir d’un homme boitant au camp de Dachau, qui devait être transféré dans un camp spécial pour infirmes. Robert Brelet  décède à Dachau (matricule 100205) le 5 mars 1945, selon l’acte de décès dressé le 3 septembre 1946. Son corps a été exhumé et rapatrié. Mort en déportation. Mort pour la France.

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GUILLAS Émile

Né le 03 février 1925 à Saint-Philibert (Morbihan), mort en déortation le 1er décembre 1944 au commando d’Haaslach (Allemagne)

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Ancien détenu de la prison Jacques Cartier et du camp Sainte-Marguerite de Rennes – Interné au Fort Hatry à Belfort – Déporté depuis Belfort le 26/08/1944 pour Natzwiller le Struthof, évacué en septembre sur Buchenwald, transféré à Dachau au kommando d’Allach pour la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l’organisation Todt puis envoyé au kommando d’Haslach ou il meurt le 01/12/19144

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HILBERT Gaston Louis

Né le 18 avril 1925 à La Trinité sur-Mer (Morbihan), décédé des suites de ses blessures le 29 octobre 1944 à Auray (Morbihan).

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Gaston Hilbert était le fils de Louis Marie Hilbert, marin, et de Jeanne Marie Le Bayon, son épouse, sans profession. Célibataire, il était domicilié chez sa mère au village de Kermarquer à La Trinité-sur-Mer (Morbihan). À la suite du décès en mer de son père le 13 novembre 1939 au large de Gibraltar, il avait été adopté par la Nation par jugement du tribunal civil de Lorient du 25 mars 1942.
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Il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein de la 4e compagnie du 2e Bataillon FFI . Grièvement blessé le 29 octobre 1944 à Loperhet en Erdeven (Morbihan), il fut transporté mourant à l’hôpital d’Auray où il décéda dès son arrivée.
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Gaston Hilbert a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) lui a été attribuée à titre posthume en 1959, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 23 juillet 1965, publié au JO du 14 août 1965.

 

Inscrit sur le monument aux morts
de La Tritinité-sur-Mer

LE YONDRE François Joseph Marie

Né le 23 avril 1923 à Ploërmel (Morbihan), tué au combat le 18 juin 1944 à Sérent (Morbihan).

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François Le Yondre était le fils de Joseph Marie Joachim Le Yondre et de Marie Louise Kerdavid. Célibataire, il était domicilié à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) où il exerçait la profession de cultivateur.

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Il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur au sein du 2e Bataillon FFI et participa à la défense du camp de Saint-Marcel attaqué en force par la Wehrmacht le 18 juin 1944. Il fut tué lors des combats. Son corps fut trouvé à la Nouette en Sérent le 25 septembre 1944.

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François Le Yondre a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1953.

Sur le monument aux morts 1939-1945</br> de Sérent

Inscrit sur le monument au morts de Sérent
Sur le monument aux morts</br> de La Trinité-sur-Mer

Inscrit sur le monument aux morts
de La Tritinité-sur-Mer

LOCOAL-MENDON

 

LE GREL Émilien Louis

Émilien Le Grel

Né le 12 novembre 1920 à Locoal-Mendon (Morbihan), mort au combat ou exécuté le 18 juin 1944 à Sérent (Morbihan).

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Émilien Le Grel était le fils d’Arthur Joseph Le Grel, décédé, et de Marie Anne Guillas, ménagère. Célibataire, il exerçait la profession d’ostréiculteur sur la rivière d’Étel à Locoal-Mendon (Morbihan.

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Il rallia les Forces françaises de l’intérieur au sein du 2e Bataillon FFI, Il appartenait à la 3e compagnie Il participa à la défense du camp de Saint-Marcel attaqué en force par la Wehrmacht le 18 juin 1944. Les corps d’Émilien Le Grel et de Vincent Le Sénéchal, originaire comme lui de Locoal-Mendon, furent retrouvés le 25 août 1944 à La Nouette en Sérent, les mains liées, ce qui laisse supposer qu’ils ont été faits prisonniers puis exécutés, mais ils ont été homologués comme morts au combat.

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Émilien Le Grel a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1953.

Sur le monument aux morts de Sérent

Inscrit sur le monument aux morts de Sérent

Sur le monument aux morts de Locoal-Mendon

Inscrit sur le monument aux morts de Locoal-Mendon

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LE SENECHAL Vincent Marie

Né le 14 mai 1921 à Locoal-Mendon (Morbihan), mort au combat ou exécuté le 18 juin 1944 à Sérent (Morbihan)

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Vincent Le Sénéchal était le fils de Louis Marie Le Sénéchal, terrassier, et de Marie Le Borgne, ménagère. Célibataire, il était domicilié chez ses parents à Locoal-Mendon (Morbihan), où il exerçait la profession d’ostréiculteur.

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Il rallia les Forces françaises de l’intérieur au sein de la 3e compagnie du 2e Bataillon FFI (. Il participa à la défense du camp de Saint-Marcel attaqué en force par la Wehrmacht le 18 juin 1944. Les corps de Vincent Le Sénéchal et d’Émilien Le Grel, originaire comme lui de Locoal-Mendon, furent retrouvés le 25 août 1944 à La Nouette en Sérent, les mains liées, ce qui laisse supposer qu’ils ont été faits prisonniers puis exécutés, mais ils ont été homologués comme morts au combat.

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Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Sur le monument aux morts de Sérent

Inscrit sur le monument aux morts de Sérent

Sur le monument aux morts de Locoal-Mendon

Inscrit sur le monument aux morts de Locoal-Mendon

LOCMARIA

LE FLOCH Camille Raphaël

Né le 3 avril 1920 à Locmaria en Belle-Île-en-Mer (Morbihan), mort des suites de ses blessures le 21 novembre 1944 à Auray (Morbihan).

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Camille Le Floch était le fils d’Auguste Le Floch, marin, et d’Adeline Conan, ménagère. Il avait épousé Marie-Thérèse Evin, et le couple était domicilié à Carnac (Morbihan), où Camille Le Floch exerçait la profession de marin.

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ll s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur au sein de la 4e compagnie du 2e Bataillon FFI . Il est décédé des suites de ses blessures le 21 novembre 1944 à l’hôpital d’Auray (Morbihan).

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Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Inscrit sur le monument aux morts de Quiberon

Inscrit sur le monument aux morts de Locmaria

Inhumé dans la nécropole nationale de Sainte Anne d’Auray: carré 6, rang 1, tombe 770.

PLOËMEL

 

LE CHEVILLIER Eugène François Marie

Né le 25 avril 1920 à Ploëmel (Morbihan), décédé des suites de ses blessures le 23 août 1944 à Auray (Morbihan)

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Eugène Le Cheviller était le fils François Marie Le Cheviller, décédé, et de Marie Josèphe Guillam, journalière. Célibataire, il était domicilié à Ploërmel (Morbihan), où il exerçait la profession de couvreur.

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Il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein du 2e Bataillon FFI du Morbihan. Le 23 août 1944, son groupe positionné avec des mitrailleuses rue des quais à Étel fut repéré depuis le haut du château d’eau par des soldats allemands qui tirèrent au mortier. Eugène Le Cheviller fut grièvement blessé et mourut quelques heures plus tard à l’hôpital d’Auray.

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Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Inscrit sur le monument aux morts de Ploëmel

QUIBERON

 

LE CROUHENNEC Jean Amédée

Né le 12 décembre 1923 à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), exécuté sommairement le 29 juin 1944 à Plaudren (Morbihan).

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Jean Le Crouhennec était le fils de Jean Mathurin Le Crouhennec et de Marie Émilie Le Bourhis. Célibataire, il était domicilié à Quiberon (Morbihan).

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Jean Le Crouhennec s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein du 2e Bataillon FFI. Il était hébergé avec son camarade Maurice Le Gloahec dans la ferme de Joseph Dano au Cosquer en Plaudren, lorsqu’au matin du 29 juin 1944, la ferme fut encerclée par des soldats allemands et des miliciens bretons
Les deux parachutistes des Forces françaises libres (FFL) qui y étaient aussi hébergés parvinrent à s’enfuir, mais Jean Le Crouhennec fut capturé avec Joseph Dano, Maurice Le Gloahec et Ambroise Gillet. Les quatre hommes furent torturés longuement par les miliciens et exécutés. Un jugement du tribunal civil de Vannes rendu le 3 juillet 1945 et transcrit en mairie de Plaudren le 7 août 1945 le déclare décédé au Cosquer en Plaudren le 29 juin 1944 à 17 heures.

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Jean Le Crouhennec a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué RIF. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 21 décembre 1960, publié au JO du 1er janvier 1961.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/IMG/jpg/cosquer02-4.jpg

Inscrit sur la stèle du Cosquer en Plaudren
https://fusilles-40-44.maitron.fr/IMG/jpg/quiberon_mam01.jpg

Inscrit sur le monument aux morts de Quiberon

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LE FLOCH Camille

Né le 3 avril 1920 à Locmaria en Belle-Île-en-Mer (Morbihan), mort des suites de ses blessures le 21 novembre 1944 à Auray (Morbihan.

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Camille Le Floch était le fils d’Auguste Le Floch, marin, et d’Adeline Conan, ménagère. Il avait épousé Marie-Thérèse Evin, et le couple était domicilié à Carnac (Morbihan), où Camille Le Floch exerçait la profession de marin.

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ll s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur au sein de la 4e compagnie du 2e Bataillon FFI . Il est décédé des suites de ses blessures le 21 novembre 1944 à l’hôpital d’Auray (Morbihan).

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Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Inscrit sur le monument aux morts de Quiberon

Inscrit sur le monument aux morts de Locmaria

Inhumé dans la nécropole nationale de Sainte Anne d’Auray: carré 6

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LE NAIN Alexandre

Né le 2 avril 1911 à Quiberon (Morbihan), exécuté sans doute le 16 septembre 1944 à Plouharnel (Morbihan).

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Alexandre Le Nain était le fils d’Alexandre Le Nain, marin, et de Stéphanie Olive Marie Jégou, ménagère, époux décédés. Il avait épousé le 21 avril 1934 Marie Courseaux, mareyeuse à Quiberon (Morbihan), et le couple était domicilié à Port-Maria en Quiberon.

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Alexandre Le Nain s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur et servit comme sergent au sein de la 6e compagnie du 2e Bataillon FFI. Selon Roger Leroux, il se rendit sans ordre au bourg de Plouharnel, avec son brassard FFI au bras. Intercepté par une patrouille allemande, il fut exécuté au Bégo en Plouharnel le 16 septembre 1944, date présumée indiquée sur son acte de décès. Son corps enterré dans la falaise ne fut découvert et identifié que le 16 mai 1945.

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Alexandre Le Nain a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 5 janvier1959, publié au JO du 13 janvier 1959.

Inscrit sut le monument aux morts de Quiberon

SAINT PIERRE QUIBERON

 

LE BOURGES Joseph

https://fusilles-40-44.maitron.fr/IMG/jpg/le_bourges_joseph_souvenir_francais.jpg

Né le 12 août 1901 à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 6 juillet 1944 à Berné (Morbihan).

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Joseph Le Bourgès était le fils de de Joseph Marie Le Bourgès, décédé, et de Rosalie Le Cam. Il avait épousé Armande Pluniau, et le couple était domicilié à Pluvigner (Morbihan), où Joseph Le Bourgès était gendarme à la brigade de Pluvigner (Morbihan), avec en 1941 le grade de maréchal des logis chef.

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Après avoir déserté la brigade, il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) du Morbihan et participa au combat de Saint-Marcel le 18 juin 1944. Fait prisonnier les armes à la main à Sérent (Morbihan) le 19 juin, il fut transféré au Faouët (Morbihan) où siégeait une cour martiale dans les locaux de l’école Sainte-Barbe. Après avoir été torturé et condamné à mort de façon expéditive, il fut fusillé avec quinze autres résistants le 6 juillet 1944, au lieu-dit Landordu à Berné. Les corps furent enfouis dans une fosse.

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Joseph Le Bourgès a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Il a reçuà titre posthume la Médaille militaire et la Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/IMG/jpg/landordu03-6.jpg

Inscrit sur le monument des fusillés de Berné, bois de Landordu

Inscrit sur le monument aux morts de Pluvigner

Inscrit le monument cantonal de Pluvigner

Inscrit sur le monument aux morts de Saint Pierre Quiberon

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TUFFIGO Maxime Alfred

Né le 11 février 1926 à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), exécuté le 13 juillet 1944 à Saint-Pierre-Quiberon.

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Fils de Louis Tuffigo, marin, et de Rose Alphonsine Henry, Maxime Tuffigo, célibataire, était domicilié chez ses parents à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), Kerbournec

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Arrêté le 29 juin 1944 à la ferme du Cosquer-en-Plaudren (Morbihan) et incarcéré à la prison de Vannes (Morbihan), il fit partie des cinquante détenus conduits le 12 juillet 1944 au Fort Penthièvre, commune de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), et exécutés le lendemain, deux par deux, les mains liées, après avoir été horriblement torturés. L’acte de décès dressé à l’état civil de Saint-Pierre-Quiberon le 22 juin 1945 fait état de la découverte de son corps le 16 mai 1945, « fusillé au Fort Penthièvre en Saint-Pierre-Quiberon, le décès paraissant remonter au 13 juillet 1944 ».

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Maxime Tuffigo a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Inscrit sur le monument des fusillés du Fort de Penthièvre

Inscrit sur la plaque apposée à l’entrée de la crypte du le fort de Penthièvre

Inscrit sur le monument aux morts de Saint Pierre Quiberon

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Autres résistants Morts pour la France

PlOËMEL

 

GUEGEN Louis Sébastien

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Né le 04 juin 1916 à Quiberon, il meurt en déportation à Sankt-Georgen-And-Der-Güsen (Niederösterreich) (Autriche) le 04/mai 1945.

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Louis GUEGUEN est le fils d’Ambroise GUEGUEN et de Marie Anne PLOUZENNEC, marié avec Suzanne LE DREVO le 22/08/1938 à Ploemel. Il est le beau-fils d’André GUILLO ci-dessous.

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Fait prisonnier de guerre au moment de l’armistice, il s’évade du camp et passe en zone libre sous le pseudonyme de Charlot Dumoulin, nommé instituteur en 1941 à Saint Sauveur près d’Argelès Gazost, il revient en zone occupée au printemps 1942 et est nommé à Saint Gouvry près de Rohan puis à Evriguet en octobre 1943. Il entre dans la Résistance – Le 18 janvier 1944, un soldat allemand est abattu. Son corps est découvert dans une rue de Guilliers (56) – Le 20 janvier 1944, une grande rafle est organisée en représailles par l’Occupant sur les communes voisines: 500 personnes sont rassemblées dans la cour de l’école publique de Guilliers (56) – 43 hommes sont retenus, enfermés pendant 5 jours à l’école publique de Guilliers (56) puis emmenés à la gare de Mauron (56) direction Rennes (35) en train – Les autres raflés sont relâchés – Les 43 prisonniers sont envoyés au Frontstalag 122 de Royallieu-Compiègne (60) et déportés par le convoi du 22 mars 1944 à destination de Mauthausen – Matricule 60034 au camp – Affecté le 9 mai 1944 au kommando de travail de Gusen pour aménager une usine souterraine d’armements.

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Mort pour la France en déportation.

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GUILLO André Emile Louis

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Né le 23 janvier 1899 à Ploemel, il meurt en déportation au camp de Neuengamme (Allemagne) le 15 avril 1945.

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André GUILLO est le fils de Joseph Marie GUILLO et de Marie Ambroisine LE PRADO, marié le e 11 février 1922 avec Marie Joséphine LE FLOCH (veuve de LE DREVO

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Il est admis dans la Gendarmerie le 8 novembre 1923. Au moment des hostilités, il est adjudant-chef, commandant la brigade de Pontivy.
Dès 1943, il commence le recrutement d’une compagnie de FFI, dont il prend le commandement, et participe à la réception de nombreux parachutages de Londres. Connu sous le pseudonyme « Chim », il héberge à son domicile Jean Cholet, un officier instructeur parachuté de la France Libre avec son berger allemand et fournit de précieux renseignements sur les objectifs militaires et les effectifs ennemis.
Arrêté à Pontivy par la Gestapo le 14 avril 1944, il est torturé mais ne révèle rien à ses tortionnaires. Emprisonné à Rennes, il est condamné à mort le 7 juin 1944 par le tribunal militaire allemand et grâcié le jour même où il devait être exécuté. Il est déporté le 2 août 1944 au camp de Brême-Farge (Allemagne). Il meurt le 15 avril 1945 dans un wagon, épuisé par 4 jours de marche pour regagner le camp de Neuengamme (Allemagne) et par les coups infligés lors du trajet.

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Il est décoré de la Médaille commémorative de la Grande Guerre, de la Médaille interalliée dite de la Victoire, de la Croix des services militaires volontaires, de la Croix du combattant volontaire avec barette 1914/1918 et de la Croix de guerre 1939/1945 avec palme. Il a, en outre, été promu chevalier de la Légion d’honneur.

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GUILLO Joseph

Né le 10 octobre 1923, il meurt en déportation dasn la Baie de Lübeck le 03 mai 1945.

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Joseph Guillo est le fils de Théophile Guillo, frère d’André GUILLO ci-dessus.  Résistant, il est arrêté le 8 mars 1944 par la Gestapo suite à une dénonciation, au hameau de Guinard à Ploërmel, en compagnie de René Chantrel et Paul Éon, au cours d’un déplacement de containers d’armes. Incarcéré à la prison de Rennes, il est dirigé sur Compiègne le 29 juin 1944, puis déporté vers Neuengamme le  28 juillet 1944.( Matricule: 39910) . Il décède sous les yeux de son père (voir ci-dessous) dans la tragédie du Cap Arcona , dans la baie de Lübeck le 3 mai 1945.

Information 1

Durant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, face à l’avancée des troupes russes et britanniques, les nazis évacuèrent un à un les camps situés le plus à l’est, jetant sur les routes des milliers de prisonniers en direction de l’ouest. Beaucoup d’entre eux ne survécurent pas à ces marches de la mort. Ne sachant que faire des survivants des camps de Neuengamme, au sud d’Hambourg, et de Fürstengrube, près d’Auschwitz, les nazis les parquèrent sur un ancien paquebot de luxe, le «Cap Arcona».

Le 3 mai 1945, cinq jours avant la capitulation des nazis, alors que le «Cap Arcona» naviguait dans la baie de Lübeck, sur la Baltique, il fut bombardé par les avions de l’armée britannique. Le navire s’embrasa, puis sombra. La plupart des prisonniers périrent dans les flammes. À peine 500 d’entre eux survécurent au naufrage, rejoignant la terre ferme en nageant dans une eau qui ne dépassait pas 7 degrés.

Source : http://www.slate.fr

Information 2

http://memoiredeguerre.free.fr/deportation/56/guillo-theo.jpg

Guillo Théophile, père de Joseph GUILLO,  est né le 21 janvier 1896 à Ploëmel (56). Il est le frère d’André. Chef d’Etat Major  de l’Armée Secrète du Morbihan   (pseudonyme: Chuais). Il est arrêté le 28 mars 1944 à Ploërmel. Incarcéré à  Rennes , il est déporté « NN » de Compiègne le 28 juillet 1944 vers Neuengamme. Matricule 39449. Il est libéré le 3 mai 1945 dans la Baie de Lübeck-Neustadt. Nombreuses décorations dont la Légion d’Honneur. (On a donné son nom à la rue qui passe devant sa maison de Ploëmel: rue du Commandant Théophile Guillo.

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LE PALAIS

Famille LE GUENNEC

La famille LE GUENNEC est composée de 7 membres.

Ange Pierre Marie LE GUENNEC, militaire de carrière est né à BIGNAN le 1er octobre 1888. Il épouse  le 20 mai 1919,  Héléna Alexandrine Joséphine GRANGER, née le 18 août 1897 à Pavillon en Le Palais, fille de Paul GRANGER et de Amélie Marie Julie.CARO,

Ils ont 5 enfants, Henri né en le 27 janvier 1921 à Wiesbaden en Allemagne où son père était en garnison, Pierre né le 08 mars 1922, Monique née en 1921, Jacques né le 12 janvier 1925 à Lorient, Michel né en 1936.

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Les faits de résistance

Alors que le père Ange LE GUENNEC, lieutenant-colonel, prisonnier de guerre est interné en Allemagne, 4 membres de la famille sont engagés dans la résistance en Finistère et appartiennent au réseau VENGEANCE :

  • Héléna la maman s’occupe du ravitaillement et de la logistique,
  • Henri le frère ainé, militaire,capitaine, alias « MARC » commandant responsable quimpérois et départemental,
  • Pierre, alias « GILDAS »,  agent de liaison, absent le jour de l’arrestation,
  • Jacques, militaire, sous-lieutenant, alias « YVES » chargé des questions maritimes ,

Le 20 janvier 1944 à midi, la Gestapo surgit au 32, rue de Kerlérec, à Quimper. Héléna Le Guennec et quatre de ses cinq enfants, Henri, Jacques, Monique et Michel sont présents. Ils abritent trois aviateurs, deux Français et un Américain, prêts à partir pour l’Angleterre pour continuer le combat. Tous sont conduits au siège de la Gestapo, situé au 15 rue Laënnec. Ils seront ensuite transférés à la prison de Rennes.

Héléna est déportée de Rennes vers Belfort le 2 Août 1944 puis fait partie du convoi du 1er septembre 1944 au départ de Belfort (90) à destination de Ravensbrück. Elle décède le 28 février 1945 à Ravensbrück matricule 62907 (ministère des anciens combattant, bureau de l’état civil « DÉPORTÉS » dossier N° 23890).

Henri  fait partie du convoi du 28 juillet 1944 au départ de Compiègne à destination de Neuengamme, il y décède le 1er novembre 1944 (ministère des anciens combattants, bureau de l’état civil « DEPORTES » dossier n° 24207).

Jacques fait partie du convoi du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne à destination de Dachaü, il décède le 5 juillet 1944 à Chalons sur Marne étouffé dans le train.

Le monument aux morts de Le Palais

Inscrits sur le monument aux morts de Le Palais