ETEL : 39/45

DANIEL Marcel Yves Albert

 

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Né à Etel le 31 Août 1912, fils de Théophile Emile Marie et de Alcime, Marie, Germaine KERVADAC, époux de Marie Louise PETITCHAUD.  [à noter que le premier témoin de la naissance est Monsieur Émile JAMES].

  • militaire au 4e RTT  (régiment de tirailleurs tunisiens, régiment d’élite de la 3e DIA  qui a participé activement à la campagne d’Italie), il décède le 27 juin 1944 à Sassi en Italie, tué à l’ennemi.

MPLF le 27 /06/1944.

Tombe n° 95 bis, section B,  rang 11 emplacement 2.    Sépulture familiale  LE PETITCHAUD, concession perpétuelle en date du 22 décembre 1920.

 

EVENO Joseph Louis Marie

Né à Etel le 08 février 1903, fils de Louis marie EVENO et de Marie Mélanie COLTAIRE, époux de Hélène Anna KERMORVANT, Joseph exerce le métier de Marin pêcheur.

  • Marin pêcheur sur le chalutier « L’AS de CARREAU » en pêche au large des Birvideaux entre Groix, la presqu’île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer. il décède en mer alors que le bateau est mitraillé par un patrouilleur allemand

MPLF le 14/05/1944

Tombe n°12, section B, rang 0 , emplacement 12  Sépulture familiale EVENO .

Transcription du rapport de mer

Je soussigné CAILLOSSE Désiré patron du chalutier à moteur « as de carrreau » , A 5891 déclare ce qui suit:
Quitte le port d’Etel le vendredi 12 mai vers 9h à destination des lieux de pèche, vent de NE, beau temps. Mis en drague à 11h50 dans le SO des berbideaux par 86 mètres de fons, travaille dans les mêmes parages sans incident jusqu’au samedi soir à 22h. Pour économiser le mazout je fis mouiller une ancre pour attendre le jour et recommencer à travailler. Étant au large de la zone interdite tous nos feux étaient éteints mais l’homme de quart avait ordre de les allumer à l’approche d’un autre bateau. Je me trouvais à 47°28 de latitude nord et 3°35 de longitude ouest.
A 4h45 du matin le matelot Evenno Joseph qui se trouvait de quart vient me prévenir que l’on nous mitraillait, au moment même une détonation se produisit. Je montai rapidement sur le pont ainsi que les hommes de mon équipage, le matelot Audo Jean qui montait l’échelle devant moi reçu de multiple éclats dans tous le corps. Quand j’arrivai sur le pont, nos feux étaient allumés ce qui prouve que la consigne avait bien été exécutée par l’homme de quart, j’apercus un patrouilleur allemand qui se trouvait à une trentaine de mètres de nous. Je trouvai le matelot Eveno Joseph étendu dans la timonerie je me précipitais vers lui et constatais qu’il avait reçu des éclats dans tous le corps, il râlait encore, mais quelques minutes après il expirait.
Le commandant du patrouilleur donna l’ordre de relever l’ancre d’éteindre nos feux et de l’accoster. Quand nous l’eûmes accosté, il vérifia les papiers du bord et nous donna l’ordre de prendre nos effets et nos papiers. Je demandai alors au commandant ce qu’il comptait faire du bateau il me répondit d’un ton bref « on va voir ça ». je suppose que pendant que nous préparions nos effets le commandant du parlementer avec son équipage car quand nous remontâmes sur le pont un des hommes du patrouilleur qui parlait très bien le français, me demanda si j’avais le nécessaire pour soigner le blessé, après ma réponse il me dit que le blesser pouvait se coucher. Un quart d’heure environ après que nous l’avions accosté il me donna l’ordre d’allumer un feu rouge et d’attendre le jour pour rallier Groix. je suis arrivé vers 8h30. Dès que j’ai accosté le quai les allemands ont téléphoné au docteur Romieux qui dix minutes après est venu visiter le blessé.
Pendant ce temps je me trouvais à la Kommandantur pour subir un interrogatoire, je restai là jusqu’à 10h et à 10h30 je quittais Groix pour me rendre à Etel ou je suis arrivé à midi trente.
Je déclare ce rapport sincère et véritable me réservant le droit de l’amplifié si besoin est.

 

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