LA TRINITE SUR MER : 14/18

BAYON Corneille, Marie

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Né le 20/11/1877 à la Trinité sur Mer, fils de Julien Marie BAYON et de Jeanne Marie TANGUY,  marié le 8 juin 1908, à La Trinité sur Mer à Marie Vincent JOSSET matricule 4575 au bureau de recrutement d’Auray.

  • second maitre fusilier au 1er régiment de marins, il décède le 01 novembre 1915 à Newport en Belgique, mort sur le champ de bataille.

MPLF le 01/11/1915, l’acte de décès a été transcrit à la mairie de la Trinité sur Mer le 01/12/1915. Le corps a été transféré en gare de Vannes le 01/07/1922.
Tombe n° 16 carré 3.

Frères KERMORVANT

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KERMORVANT Louis Joseph Constantin

Né le 15/11/1893 à HELGOAT (Finistère), fils de Joseph Marie KERMORVANT et de Mélanie LE BIDEAU, domicilié aux Andelys où il était « Enfant de Troupe ».

  • sous lieutenant au 72e régiment d’infanterie, il décède le 11 juillet 1916 au Bois Bolante (Argonne), tué à l’ennemi.

MPLF le 11/07/1916, l’acte de décès a été transcrit à la mairie de le Trinité sur Mer le 9 octobre 1916. Le corps a été rapatrié en gare de Vannes le 4 avril 1922.

Tombe n°109 carré 2.

Titulaire d’une citation à l’ordre du corps d’armée:

« officier qui s’est toujours fait remarquer de belles qualités militaires : courage,énergie, audace et entrain. Tué à la tête de ses hommes le 11/7/1916
au cours d’un combat à la grenade »

KERMORVANT Prosper Adolphe

Né le 27/03/1898 à Locminé, fils de Joseph Marie et de Mélanie LE BIDEAU, domicilié aux Andelys, matricule n°153 au bureau de recrutement de Lorient.

  • caporal au 165e régiment d’infanterie (1er bataillon, 1re compagnie), il décède le 15 décembre 1916 à 21 heures aux avants postes à Estrées près de Berny en Santerre (Somme) des suites de ses blessures occasionnées par des éclats d’obus (tué à l’ennemi).

MPLF le 15/12/1916, l’acte de décès transcrit a été à la mairie de la Trinité sur Mer le 12/04/1917.
Tombe n° 109  carré 2.

Frères LEFRANC

CNELEFRANC

LEFRANC Édouard Louis 

Né le 6 janvier 1878 à Fontainebleau (Seine et Marne), matricule n°2238 au 3e bureau de recrutement de la Seine.

  • capitaine au  69e bataillon de tirailleurs sénégalais, il décède le 16 avril 1917 à 10h50, mortellement blessé d’une balle au ventre en montant à l’assaut à Chermizy Ailles (Chemin des Dames – Aisne) à la tête de son bataillon pendant l’offensive Nivelle.

MPLF le 16/04/1917, acte de décès a été transcrit le 20/09/1917 à Paris 6e.

Tombe n° 68 carré 5

Extrait du livre « le collège de Saint François Xavier de Vannes au champ d’honneur »

« Elève à Saint François Xavier à VANNES de 1891 à 1893. Il entre à l’École Militaire de Saint Cyr en 1897, Promotion « BOURBAKI ». Versé à a sortie dans l’infanterie coloniale. Dès le début de la guerre il est envoyé au front, remarqué pour son entrain, son courage et ses grandes qualités professionnelles. Plusieurs fois blessés, cité cinq fois à l’ordre de l’armée, il  fut blessé sept fois. A peine rétabli, il prenait sa place au danger. Plusieurs fois proposé pour le grade de Commandant et pour la croixd’Officier de la Légion d’honneur, un brillant avenir s’ouvrait à lui.Il tomba mortellement blessé d’une balle au ventre le 16 avril 1917 à l’assaut d’Ailles (Chemin des Dames) alors qu’il entraînait avec sa bravoure habituelle un bataillon de sénégalais  qu’il avait lui-même formé ».

Sa dernière citation

Officier d’une rare énergie, d’un courage et d’un allant incomparables, commandant d’un bataillon d’assaut le 16 avril 1917, l’a conduit sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses à travers les positions allemandes. Plusieurs fois blessé, plusieurs fois cité, tombé glorieusement au cours de l’attaque. »

Mort du Capitaine Edouard LEFRANC  ( extrait d’une lettre adressée à M. le Supérieur du Collège Saint François)

Notre cher Édouard a été tué le 16 avril 1917 en conduisant à l’assaut d’Ailles, au Chemin des Dames, le bataillon de Sénégalais qu’il commandait avec un entrain et une bravoure qui faisaient l’admiration de tous, dans une arme où la bravoure n’est cependant pas rare. Le colonel  venait de le quitter, après l’avoir félicité de l’ardeur avec laquelle il entrainait ses hommes, quand une balle l’atteignit dans le ventre. On courut prévenir le colonel qui arriva et lui dit «Ce n’est rien _ «Si c’est grave », répondit Édouard en se laissant placer sur un brancard. Il a désigné son successeur au colonel pour prendre le commandement du bataillon. Le Colonel lui promit ce bataillon qu’il avait formé et préparé depuis plusieurs mois avec tant d’énergie et qu’il commandait avec tant d’autorité et de prestige. Cette journée au feu devait être l’enjeu de son quatrième galon et de la rosette! elle se termina dans l’éternité.
Le colonel après avoir essayé de rassurer Édouard l’embrassa et le fit conduire au poste de secours de Paissy à 2 ou 300 mètres. Il mourut en y arrivant! Nous n’avons pas pu savoir si un prêtre s’est trouvé sur son passage ou à son arrivée à la tour de Paissy où il a été inhumé. Il était impossible même à Pierre d’aller jusque là ; Ce n’est qu’au mois d’octobre qu’on aurait pu aller dans les parages ; mais que de ruines depuis l’attaque du 16 avril!…
Cette journée fut très meurtrière ; le régiment d’Édouard a été anéanti, 27 officiers sur 35,  2000 Sénégalais sur 3000 y trouvèrent la mort. Édouard était venu me dire adieu ici le 1er mars ; mais vous savez combien il se confiait difficilement. Il ne pensait qu’à sa préparation militaire ; il avait été cinq fois blessé, sept  fois cité à l’ordre de l’Armée, plusieurs fois proposé pour le grade et la rosette. Il ne voulait jamais qu’on parlât de tout cela, trouvant sa conduite toute naturelle.
Avant son départ  pour l’offensive d’avril, il avait été fin mars, voir son frère Henri à l’hôpital de Toulon où on l’avait ramené de Salonique, la jambe cassée à Toulon, jambe fracturée suite à chute d’hydravion. Edouard s’était montré plein de délicates attentions  pour Henri, il avait fait l’admiration  des médecins et des malades qui entouraient Henri par son affection touchante pou son frère et par sa belle allure militaire. Pierre qui y est allé huit jours après, entendait faire par tous l’éloge d’Édouard.

LEFRANC Henri Jules

Né également le 6 janvier 1878 à Fontainebleau, il est  vraisemblablement le frère jumeau d’Édouard Louis. Commandant, Officier de la légion d’honneur juillet 1923, il était passager du Dixmude, dirigeable qui a disparu en décembre 1923 avec 44 membres d’équipage et 7 passagers au sud de la Sicile.

Cas particulier du Dixmude

Le Dixmude est en réalité un Zeppelin, construit pour la marine impériale allemande, mais il n’était pas encore en service à la fin de la première guerre mondiale. Il fut livré à la France à titre de dommages de guerre. Le 13 juillet 1920, il arriva en vol à Maubeuge, en provenance de Friedrichshafen, où il fut pris en compte par un officier de marine le lieutenant de vaisseau Jean du Plessis. Une quarantaine de marins prirent en main de dirigeable de très grande taille et le convoyèrent vers Cuers (Var) après avoir survolé Paris. Il avait été rebaptisé Dixmude en l’honneur des fusiliers marins.

LE MOUROUX Jean Marie

jm le mouroux JMLEMOROUX

Né le 14/05/1884 à La Trinité sur Mer, fils de Pierre Marie LE MOUROUX et de Marie Françoise KERZERHO, matricule 2979 au bureau de recrutement de Lorient.

  • soldat au 71e régiment d’infanterie, il décède le 16 juin 1916 sur le champ de bataille à Chattaucourt (Meuse), tué à l’ennemi.

MPLF le 16/06/1916, l’acte de décès transcrit à la mairie de La Trinité sur Mer le 20 août 1916.

Tombe carré 2 N° 99, les restes mortels sont actuellement dans l’ossuaire du cimetière de la Trinité sur Mer.

 

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