07 mai 2026 à ETEL: Commémoration du 81e anniversaire de la victoire du 08 mai 1945

 

Traditionnellement, la commémoration de la victoire du 08 mai 1945 se déroule à Etel une journée avant, le 07 mai en raison de la signature de la reddition de la poche de Lorient signée au bar breton en soirée 

C’est un parcours mémoriel qui guide cette commémoration. Les participants partent en cortège de la place de la République, vers le monument aux morts dans le cimetière ou se déroule la cérémonie officielle. Puis le cortège se dirige derrière le sonneur et les drapeaux vers la rue de la Libération et l’espace dédié aux soldats américains tombés lors de la libération de la commune. Le parcours nous amène ensuite à rendre hommage aux résistants tombés lors des combats de décembre 1944 puis au carrefour de la rue de la libération et de la rue 08 mai devant le Bar Breton ou sont évoqués la mémoire des déportés de la commune. La fin du parcours mémoriel s’est terminé au jardin de la fontaine. La mairie et le comité d’Auray de  l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR) et sa présidente madame Maryline LE SAUCE ont dévoilé un panneau mettant  à l’honneur deux résistants étellois, Adrien Gouzerh et Marguerite Solleu.

Message officiel suivre ce lien : MESSAGE

Message UNC suivre ce lien: UNC

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Retour en images

Cérémonie officielle  devant le Monument aux Morts

 

Le défilé précédé par Didier Le GAC au son du biniou et qui accompagnera le parcours mémoriel

Monsieur LEBRETON ensignant d’histoire rappelle le contexte avant la lecture de deux lettres de résistants par les collégiens 

Lecture du message de l’UNC par monsieur Daniel LE FLOCH président de la section locale 

Lecture du message officiel par monsieur Yvan Jolivel-Robert, nouveau maire de la commune. 

La remise de gerbes, la minute de silence, la Marseillaise 

« l’Amazing Grace » sonné

Devant la stèle dédié aux soldats américains « KILL IN ACTION » lors de la libération de la commune 

   

Le rappel des circonstances de la mort des soldats américains 

Lieutenant LEONE Thomas / Sergent THORNTON Loray E.
Le dépôt de gerbes et le recueillement 

Pendant l’hymne américain

L’arrêt devant la stèle,rue du couvent, dédiée aux cinq FFI fusillés

La plaque hommage 

Lecture des noms par les enfants du CME 

L’arrêt devant la plaque au croisement rue de la libération et rue du 08 mai devant le bar Breton ou fut signé la reddition de la poche de Lorient le 07 mai 1945 en soirée.

La plaque hommage

Lecture des noms des déportés par les enfants du CME 

L’inauguration de l’espace mémorial rue de la fontaine par madame Maryline LE SAUCE présidente du comité d’Auray de l’ANACR (association des anciens combattants et amis de la résistance).

Les drapeaux

Allocution de monsieur le Maire

Intervention de madame Le SAUCEavec en arrière plans la lecture de 3 dernières lettres de résistants à leur famille par les lycéens du collège maritime

Dévoilement de la plaque 

Dépôt de gerbes 
Extrait article Ouest France publié le 09 mai 

La cérémonie du 81e anniversaire de la reddition allemande de la Poche de Lorient s’est déroulée jeudi et a été l’occasion pour l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (Anacr) de mettre à l’honneur deux résistants étellois, Adrien Gouzerh et Marguerite Solleu.
Ils n’ont pas hésité à faire preuve d’un courage immense face à l’ennemi, précise Maryline Le Sauce, présidente.Ils ne s’étaient sans doute jamais rencontrés mais, aujourd’hui, ils sont réunis sur ce joli site de la Fontaine, face au port. Adrien, jeune marin pêcheur, est décédé de ses blessures à l’hôpital d’Auray en décembre 1944, après s’être échappé d’une ferme dans laquelle il se reposait avec ses camarades. Madeleine, quant à elle, arrêtée à Groix et déportée à Ravensbrück, puis à Mauthausen 1943, a été libérée le 28 avril 1945. Elle a pu revenir à Étel, où elle était commerçante. Je demande aux jeunes, présents sur ce site aujourd’hui, et à tous les autres de rester vigilants, de faire preuve d’humanisme et de lutter contre toute forme d’obscurantisme. 
Extrait article Le Télégramme publié le 08 mai 2026
Adrien Gouzerh et Marguerite Solleu, née Valer : ces deux figures ételloises de la Résistance ont été honorées ce 8 mai lors de la cérémonie du souvenir.

En ce 81e anniversaire de la reddition de la poche de Lorient, célébrée traditionnellement le 7 mai à Etel en raison de sa signature à cette date au Café Breton en 1945, la commune a voulu mettre à l’honneur deux figures ételloises de la Résistance, représentatives de ces acteurs de l’ombre « trop longtemps oubliés », comme le notait Maryline Le Sauce, de l’ANACR et des Amis de la Résistance : Adrien Gouzerh, jeune marin-pêcheur embarqué sur le dundee « Marguerite-Marie », combattant FTP au sein du groupe Casanova de Pontivy, mort pour la France à 18 ans le 16 décembre 1944 suite à un assaut ennemi contre la ferme où il se cachait et Marguerite Solleu, née Valer, « résistance isolée », organisatrice de départs vers la France Libre, déportée à Ravensbrück à 45 ans, et revenue de cet enfer. Une plaque en l’honneur de ces deux figures représentatives de « la diversité de la Résistance et de la pluralité des engagements » a été dévoilée ce jeudi en clôture de la cérémonie commémorative au jardin de la Fontaine, face au port.

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Message officiel de Madame Catherine Vautrin, Message ministre des Armées et des Anciens combattants, et de Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne. Le 8 mai 1945, enfin, après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie.

Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France,« la seule France, [celle] qui se bat » et ne se rend pas.

Ne l’oublions jamais : avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit. Marc Bloch — historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944 — avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient « estimé très tôt naturel d’être battus ».

Ceux qui continuèrent de croire à la France n’étaient pas des surhommes. Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l’île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d’être déporté à Buchenwald. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder.

Cette résolution était d’abord celle de résister au déni du droit et de la justice. « Dès le 3 septembre 1939 », rappelle le général de Gaulle, « nous avons tiré l’épée, seuls avec l’Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne. » À Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazzaville, où l’Ordre de la Libération est créé, se poursuivit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l’humanité.

Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine. Souvenons-nous des sous-mariniers du Casabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse. Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd’hui notre puissance navale avec le porte-avions France Libre. Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l’aube du 6 juin 1944.

Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d’Afrique, d’Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu’à Berlin. De Lattre qui, face à ce qu’il appelait « les puissances multiples du mensonge », dira : « nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »

Rappelons-nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l’idéal européen qu’elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit. Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d’esclaves.

Aujourd’hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s’avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.

Transmettre cette force morale, la première arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser.

Un peuple, le nôtre, que « ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation ». (Charles de Gaulle, discours devant l’Assemblée nationale, 15 mai 1945).

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Vive l’Europe libre. Vive la République. Et vive la France !

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Message de l’Union nationale des Combattants

Commémoration de la victoire du 8 mai 1945

De juin 2024 au 8 mai 2025, la France a commémoré sa libération du joug nazi, en 1944 et 1945.

Nos fédérations et associations se sont investies dans l’ensemble des actioons mémorielles,organisées au niveau national et local. Elles se sont succédé dans le temps, tout au long des iti8néraires suivis par les forces alliées et françaises, à partir des débarquements de Normandie et de Provence de 1944, en direction de l’Allemagne nazie.

Les recherches dans les archives, les témoignages, ainsi que les commémora8ons ont permis de réveiller la mémoire oubliée d’un bon nombre de résistants, soldats de l’ombre, qui ont activement contribué à affaiblir le potentiel militaire et le moral de l’occupant, tandis qu’une partie de la population restait attentiste.

L’après 8 mai 1945 a révélé à nos parents et aux plus âgés d’entre nous ici présents, l’ampleur de l’horreur des camps de concentration et d’extermination nazis. Ils ont assisté à la mise en place d’un nouvel ordre mondial.

En ce 8 mai 2026, ayons une pensée, et surtout beaucoup de reconnaissance, pour les combattantes et les combattants de cette période qui ont donné leur vie ou été blessés, pour que revive la France. N’oublions pas les prisonniers de guerre, les déportés, les réquisi8onnés du service du travail obligatoire (STO), les exilés et réfugiés, les malgré-nous mosellans et alsaciens, qui sont revenus dans un pays défiguré. Ils ont dû y reconstruire leur vie, pour certains au sein de familles disloquées et marquées par les cinq ans de guerre, l’absence ou la disparition d’un ou de plusieurs de leurs proches.

Dans l’actuel contexte international, la mise en alerte et le déploiement de nos forces armées, de l’armée de terre, de l’air et de l’espace, de la marine, qui fête cette année ses 400 ans, la gendarmerie nationale, des services, ne peuvent que nous inciter à nous mobiliser moralement et assurer leurs membres de notre soutien.Chacun d’entre nous, ici présents, a un parent, un proche, un voisin, un ami ou une connaissance, servant sous le drapeau français, sur le territoire national ou en opérations extérieures.

À la rentrée prochaine, près de 1 800 jeunes intégreront, pour une durée de 10 mois, le dispositif du service na8onal volontaire qui se met progressivement en place, dans le cadre du renforcement des forces armées.

Dans ce contexte, ayons une pensée par8culière pour les soldats du 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA), dont la devise est « De fer et d’acier », projetés au Kurdistan irakien. Le 12 mars, ils ont perdu là-bas l’un des leurs, le major Arnaud Frion, mort pour la France. Six autres de ses coéquipiers ont été blessés, dans l’accomplissement de leur mission. Ils sont de la trempe du sergent Maxime Blasco, lui-même du 7e BCA, mort au Mali le 24 septembre 2021. Ils sont les dignes hériti8ers des anciens de cette unité, engagés dans les deux batailles des Alpes de 1940 et 1945 et dans la Résistance dans cette région.

Assurons aussi de notre soutien les membres du détachement français présent actuellement au sein de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Soldats de la Paix ils viennent de perdre deux d’entre eux : l’adjudant Florian Montorio du 17° régiment du génie parachutiste de Montauban et le sergent Anicet Girardin, maître-chien au 132° régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, vic8mes tous deux d’une embuscade dans le cadre d’une mission d’ouverture d’i8néraire.

Soyons vigilants et réalistes, faisons preuve de résilience et de bon sens, en particulier, face aux mul8ples tentatives de désinformation et de manipulations médiatiques, intérieures et extérieures, qui visent à semer le trouble dans nos esprits, et à nous diviser.

Serrons les rangs, soyons fiers de notre drapeau et d’être Français.

Vive nos armées. Vive la République. Vive la France.

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