19 mars 2026, ETEL: cérémonie

Cérémonie en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

La cérémonie a rassemblé les élus de la mandature précédente et et de la nouvelle pendant cette phase de transition. Des nouveaux élus de Belz se sont associés à la cérémonie accompagnés du drapeau des médaillés militaires, des drapeaux des associations patriotiques (FNACA), mémorielles (ANACR et notre comité du Souvenir Français avec Jo LE ROL) sans oublier plusieurs anciens combattants de cette période des combats en Algérie.

Après un départ de la place de la mairie vers le cimetière, la cérémonie a débuté par la lecture du message de la FNACA par Pierre Colleter, puis le message officiel par Guy Hercend maire, suivi par l’hommage aux morts avec le dépôt de gerbes, la minute de silence, le refrain de la Marseillaise.

Message officiel suivre ce lien:19 mars 2026

Lecture du message de la FNACA par Pierre Colleter puis message officiel par Mr Guy HERCEND maire en exercice

Dépôt de gerbes 
Les participants
Les autorités saluent les drapeaux 

En fin de cérémonie les participants ont été invités à partager le verre de l’amitié. Au cours de celui-çi, Pierre Colleter a reçu la médaille de la ville d’Etel par monsieur le maire Guy Hercend. A noter que Pierre Colleter est aussi le délégué de notre comité S.F.  pour la commune d’Erdeven. 

Le message officiel Message officiel d’Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

 Le 19 mars, la France se recueille devant la mémoire des victimes civiles et militaires, connues ou inconnues, de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Pendant une minute, son hommage silencieux s’élève a la hauteur des douleurs, des sacrifices et du courage de tant de vies frappées par la violence de l’Histoire. Elle se souvient de ses fils partis sous les armes, qui attendaient le cessez-le-feu comme l’espoir de la paix et du retour, après huit années d’une guerre qui ne disait pas son nom.
Plus de 25 000 morts pour la France. Près de 70 000 blessés. Ceux qui sont revenus portaient souvent en eux bien plus que leurs récits ne pouvaient raconter ; des images et des blessures que l »époque ne savait pas encore nommer. Il fallut encore du temps pour désigner ce qui avait été vécu, donner toute la reconnaissance méritée. Longtemps, on continua de parler des « événements ». C’est en 1999 que la loi reconnut ce qu’avait été cette réalité : une guerre.

Ainsi s’est peu a peu édifiée une mémoire nationale plus juste, plus fidèle. La journée du 19 mars, instituée en 2012, en est aujourd’hui, comme celles du 5 décembre et du 25 septembre, l’un des reflets. Au-delà des militaires de carrière et des appelés engagés au combat, nous pensons a tous ceux qui avaient choisi la fidélité a la France, aux harkis, soldats loyaux exposés a des représailles d’une cruauté sans limite puis a l’exil dans le pays qu’ils avaient servi.

La République, qui a reconnu sa dette envers eux, ne cessera jamais de les honorer.

Nous pensons aux Français d’Algérie, arrachés a une terre qu’ils ne fouleraient plus jamais, celle de leurs souvenirs et de leur enfance. Nous pensons aux civils de toutes origines, victimes des attentats, des exactions, du cycle des violences qui ne s’éteignit pas avec le cessez-le-feu, et aux disparus dont les familles portent dans leur coeur l’absence, sans avoir jamais pu faire leur deuil.

C’est devant chacune de ces vies que nous nous inclinons aujourd’hui. En leur rendant hommage, la Nation reconnait ce qui, à travers les générations, nous relie : une histoire, des sacrifices, une fidélité. C’est par cette conscience collective que nous appartenons à ce que la philosophe Hannah Arendt appelait « un monde commun » : celui hérité de ceux qui nous ont précédés, avec leurs peines et leurs mérites ; celui légué aux générations a venir.

À nous désormais de transmettre cette mémoire avec lucidité, honneur et dignité. Pour qu’elle soit porteuse des espérances de la vie, et nous enseigne a savoir toujours mieux protéger, avec notre pays, l’idéal qui l’inspire.

Vive la République, et vive la France.

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